Mercredi 18 mars 2009
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Dr Jeckyl et Mister Hyde tu connais ? Mais si le film de 1941 de Victor
Fleming. Tu vois ? Mais siiiii ! c’est l’adaptation cinématographique du livre de Robert Louis Stevenson L’étrange cas du Dr Jeckyl et Mister
Hyde.
Pour te la faire courte, c’est l’histoire d’un
homme, le Dr Jeckyl qui est obsédé par la dualité Bien/Mal des hommes et plus particulièrement par sa propre dualité. Si le résumé te plais, ou si tu veux en savoir plus parce que j’ai vraiment
fait court, tu peux aller acheter le livre à la FNAC ou louer le DVD.
A la maison nous aussi on a notre propre
dualité : Baby Z et Screaming Night.
Baby Z version jour est adorable. Bientôt 15
mois ; elle marche, court, s’essaie à son tricycle. C’est une vraie pipelette et commence même à faire des phrases « Où papa ? » « Veux pas » « Mal dents »
(les prémolaires sortent et c’est pas d’la tarte…). Quand ses couches sont souillées, elle nous annonce fièrement ce qu’on va trouver dedans et va même jusqu’à aller nous chercher une couche
propre. Quand elle nous voit faire le ménage, hop elle dégaine le torchon et frotte la table basse très fort pour que ça brille. (Non s’il te plait, n’appelle pas la DASS, je ne l’ai jamais forcé
à faire le ménage si jeune, j’te jure).
Question repas, c’est pareil, c’est facile. Depuis
qu’elle va à la crèche elle refuse de manger ses pot de Blédina ou de Naturness, et préfère manger comme nous. En plus elle mange toute seule. Heu enfin presque, il y a encore quelques ratés avec
la soupe, mais ça va venir.
Baby Z version jour est câline, jolie, gentille,
drôle. Je ne me lasse pas de la regarder, de l’observer, de la câliner, de la bisouiller.
En générale, le coucher se passe bien : un
bisous, le doudou et clic-clac l’affaire est dans le sac.
Arrive la nuit, quand tous les chats sont gris. Ha
humour quand tu nous tiens.
Screaming Night fait son
apparition…
Ca comment toujours par un cri. Un cri qui nous fait
sursauter à chaque fois. Bon tu me diras c’est au beau milieu de la nuit, on est endormi, c’est normal qu’on soit effrayé après tout. Quelques fois, lorsque nous sommes très chanceux, ça
s’arrête là. Un cri, juste un et tout le monde repart avec Morphée, comme si de rien n’était.
Quand nous n’avons pas de chance ça dure et ça dure.
Et là le bal des aller-retour vers sa chambre commence. Péniblement, oui n’oublie pas que nous travaillons le lendemain, les réveils entre 2h et 6h00 sont difficiles, nous allons lui donner son
biberon d’eau perdu entre le doudou et les barreaux du lit, (une fois, deux fois… cinq fois…).
Si ce n’est pas le biberon perdu, c’est un
cauchemar. Si ce n’est pas un mauvais rêve, c’est la couche Si ce n’est pas la couche pleine c’est…
Et ça peut durer des heures comme ça ! Il y a
de quoi gentiment péter un câble quand même.
Oui ça m’arrive de craquer et de la prendre dans
notre lit. Je sais bien que tout le monde le déconseille, mais comprends bien que nous sommes exténués par ce manque de sommeil. Je ne me souviens plus d’une nuit complète sans un seul cri…Ce que
ça doit être bon de pouvoir dormir huit heures d’affilées sans être interrompu. Pouvoir continuer ce rêve peinard dans lequel je reçois à la fois les Victoires de la Musique et le César pour ma
magnifique interprétation dans le rôle de Madonna, ou de celle d’un James Bond Girl (ça dépend des nuits).
Ce que ça doit être bon de ne pas devoir vider son
stick anticernes chaque matin devant le miroir de la salle de bain et ouvrant bien grand la bouche histoire que mes yeux ne se ferment pas.
Ce que ça doit être bon de ne pas entendre tous les
matins « ho tu as une sale tête toi aujourd’hui ! »
Mais
le soir, à la crèche je retrouve ma Baby Z et là le sommeil s’envole, disparaît. Peu importe les heures infructueuses, perdues au bureau. Un sourire de ma jolie amourette et tous mes soucis sont
oubliés.